Cloîtrées : Filles et religieuses dans les internats de rééducation du Bon-Pasteur d’Angers, 1940-1990 /
Niget, David
Cloîtrées : Filles et religieuses dans les internats de rééducation du Bon-Pasteur d’Angers, 1940-1990 / David Niget, Pascale Quincy-Lefebvre, Jean-Luc Marais, Beatrice Scutaru. - Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2024. - 328 p.
Ebook
Depuis le xixe siècle, la congrégation du Bon-Pasteur d’Angers prend en charge les jeunes filles des classes populaires considérées comme dangereuses ou « incorrigibles ». Elle occupe rapidement une position de quasi-monopole dans la rééducation des filles jusqu’aux années 1960. Par la voie de la justice, l’État, même devenu républicain et laïc, délègue aux congrégations religieuses le soin de corriger les « mauvaises filles », afin de leur permettre « de contracter des habitudes d’ordre et de travail propres à les ramener à la vertu ». Ainsi, 8 000 enfants sont passées entre les murs du couvent de la seule maison-mère d’Angers entre 1940 et 1991, date de sa fermeture. Contestées de toutes parts au tournant des « années 68 », y compris par les jeunes elles-mêmes, ces institutions entrent en crise pour mourir à petit feu. Un modèle moral, éducatif et économique a vécu, sans être à même de se réformer à travers le temps et marquant de son empreinte la vie de dizaines de milliers de jeunes filles.
CC-BY-NC-ND-4.0
978-2-7535-9975-8
10.4000/12c2b doi
History
justice des mineurs
déviance
genre
sexualité
jeunesse
internat
Cloîtrées : Filles et religieuses dans les internats de rééducation du Bon-Pasteur d’Angers, 1940-1990 / David Niget, Pascale Quincy-Lefebvre, Jean-Luc Marais, Beatrice Scutaru. - Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2024. - 328 p.
Ebook
Depuis le xixe siècle, la congrégation du Bon-Pasteur d’Angers prend en charge les jeunes filles des classes populaires considérées comme dangereuses ou « incorrigibles ». Elle occupe rapidement une position de quasi-monopole dans la rééducation des filles jusqu’aux années 1960. Par la voie de la justice, l’État, même devenu républicain et laïc, délègue aux congrégations religieuses le soin de corriger les « mauvaises filles », afin de leur permettre « de contracter des habitudes d’ordre et de travail propres à les ramener à la vertu ». Ainsi, 8 000 enfants sont passées entre les murs du couvent de la seule maison-mère d’Angers entre 1940 et 1991, date de sa fermeture. Contestées de toutes parts au tournant des « années 68 », y compris par les jeunes elles-mêmes, ces institutions entrent en crise pour mourir à petit feu. Un modèle moral, éducatif et économique a vécu, sans être à même de se réformer à travers le temps et marquant de son empreinte la vie de dizaines de milliers de jeunes filles.
CC-BY-NC-ND-4.0
978-2-7535-9975-8
10.4000/12c2b doi
History
justice des mineurs
déviance
genre
sexualité
jeunesse
internat





