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245 1 0 _aCloîtrées :
_bFilles et religieuses dans les internats de rééducation du Bon-Pasteur d’Angers, 1940-1990 /
_cDavid Niget, Pascale Quincy-Lefebvre, Jean-Luc Marais, Beatrice Scutaru.
260 _aRennes :
_bPresses universitaires de Rennes,
_c2024.
300 _a328 p.
500 _aEbook
520 _a Depuis le xixe siècle, la congrégation du Bon-Pasteur d’Angers prend en charge les jeunes filles des classes populaires considérées comme dangereuses ou « incorrigibles ». Elle occupe rapidement une position de quasi-monopole dans la rééducation des filles jusqu’aux années 1960. Par la voie de la justice, l’État, même devenu républicain et laïc, délègue aux congrégations religieuses le soin de corriger les « mauvaises filles », afin de leur permettre « de contracter des habitudes d’ordre et de travail propres à les ramener à la vertu ». Ainsi, 8 000 enfants sont passées entre les murs du couvent de la seule maison-mère d’Angers entre 1940 et 1991, date de sa fermeture. Contestées de toutes parts au tournant des « années 68 », y compris par les jeunes elles-mêmes, ces institutions entrent en crise pour mourir à petit feu. Un modèle moral, éducatif et économique a vécu, sans être à même de se réformer à travers le temps et marquant de son empreinte la vie de dizaines de milliers de jeunes filles.
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