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_2doi
040 _aFR-FrMaCLE
041 _afra
100 1 _aGaucher-Rémond, Élisabeth
245 1 2 _aL'autoportrait dans la littérature française :
_bDu Moyen Âge au xviie siècle /
_cÉlisabeth Gaucher-Rémond, Jean Garapon.
260 _aRennes :
_bPresses universitaires de Rennes,
_c2019.
300 _a228-[8] p.
500 _aEbook
520 _a Si l'autoportrait pictural est attesté dans des manuscrits enluminés du xiie siècle, ces images reflètent moins l'émergence d'une conscience individuelle que l'expression d'une identité professionnelle, celle de copistes désireux d'apposer leur signature en marge des textes dont ils ont la charge. Pourtant, le procédé traduit déjà le regard d'un sujet sur lui-même et la tentative de le restituer par la peinture. Dès lors, il devient tentant d'examiner la transposition de cette pratique dans la littérature. Les études ici rassemblées se proposent de mettre en lumière, du Moyen Âge à l'époque classique, les prémices et l'essor de l'autoportrait littéraire. Avec les apports successifs de l'humanisme renaissant puis des moralistes classiques, la description de soi voit ses contours se préciser alors même que sa légitimité fait l'objet de critiques acerbes. Les méthodes et enjeux de l'écriture spéculaire sont explorés à travers les différents genres littéraires où elle s'exerce (chroniques, mémoires, poésies, récits allégoriques, notices bibliographiques…). Il s'agit d'évaluer ces « miroirs d'encre » (M. Beaujour) non seulement du point de vue de leur authenticité, mais aussi de leurs finalités et de leurs modalités (l'autoreprésentation pouvant se décliner aux genres masculin et féminin). Par-delà les différents aspects du moi envisagés (physiques, moraux, psychologiques, intellectuels), une attention particulière est portée aux commentaires que suscitent l'impossibilité ou le refus de l'autoportrait, voire sa condamnation motivée par le soupçon de « philautie ». Enfin, les œuvres restituent l'écho du dialogue entre textes, images et idéologies, au croisement de la littérature, de l'histoire de l'art et des pratiques sociales.
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