000 03055 a2200313 4500
001 OB-cdf-4015
003 FrMaCLE
005 20251214082608.0
007 cu ||||||m||||
008 151103e||||||||xx |||||s|||||||||0|fr|d
020 _a978-2-7226-0416-2
024 7 _a10.4000/books.cdf.4015
_2doi
040 _aFR-FrMaCLE
041 _afra
100 1 _aBouveresse, Jacques
245 1 3 _aLe troisième monde :
_bSignification, vérité et connaissance chez Frege /
_cJacques Bouveresse.
260 _aParis :
_bCollège de France,
_c2015.
500 _aEbook
520 _a À côté des choses du monde extérieur, d’une part, et des représentations du monde mental, d’autre part, « on doit, écrit Frege dans La Pensée, reconnaître un troisième monde. Ce qui y appartient s’accorde avec les représentations en ce qu’il ne peut être perçu par les sens, avec les choses en ce qu’il n’a besoin d’aucun porteur au contenu de conscience duquel il appartiendrait. Il en est ainsi, par exemple, de la pensée que nous exprimons dans le théorème de Pythagore : elle est vraie intemporellement, vraie indépendamment du fait que qui que ce soit la tienne pour vraie ou non ». Du point de vue de Frege, « l’être-vrai est quelque chose d’autre que l’être-considéré-comme-vrai, que ce soit par un, par beaucoup, par tous, et ne peut en aucune façon être ramené à lui. Il n’est pas contradictoire que quelque chose soit vrai, qui est considéré comme faux par tous ». « Peut-on – se demande-t-il – falsifier plus gravement le sens du mot “vrai” que lorsqu’on veut inclure une référence à celui qui juge ? » La notion frégéenne de vérité est intrinsèquement non épistémique. Elle n’implique apparemment aucune référence essentielle à un sujet connaissant, pas même (comme celle de Peirce) à un sujet connaissant collectif, identifié avec la communauté des esprits engagée dans la tâche infinie de la recherche de la vérité. En ce sens-là, il est parfaitement correct de soutenir, comme l’a fait Dummett, que Frege a voulu déposséder la théorie de la connaissance de la position privilégiée qu’elle occupait avant lui en philosophie ; et les questions fondamentales de la théorie de la connaissance, de leur caractère préjudiciel. L’opinion de Geach est, sur ce point, la même que celle de Dummett : « Il est certain que Frege rejetait totalement une approche épistémologique des problèmes philosophiques. Son attitude a été tout au long de sa vie : en premier lieu, déterminez ce qui est connu et la manière dont ces vérités connues doivent être analysées et articulées – et c’est seulement…
540 _aOpenEdition Books License
_uhttps://www.openedition.org/12554
650 4 _aPhilosophy
650 4 _aFrege
650 4 _apensée
650 4 _aobjectivité
650 4 _aréalisme
650 4 _avérité
760 0 _x2261-5156
856 4 _eBouveresse, Jacques
_uhttps://books.openedition.org/cdf/4015
_yLe troisième monde
999 _c3701
_d3701